Les règles de la cure

Les règles de la cure

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Une psychothérapie ou une psychanalyse, afin d'être correctement menée à terme, exige le respect de certaines règles, tant pour le patient que pour le psychanalyste. Ces règles sont les suivantes:

 

Le patient :


Il lui est avant tout demandé de respecter la règle fondamentale de la psychanalyse la libre association. Cela veut dire qu'il doit accepter de dire tout ce qui lui passe par la tête, sans restriction, sans censure, sans chercher à contrôler ce qu'il veut dire, ni à faire de belles phrases. En d'autres termes, il doit laisser son esprit voyager librement et essayer de mettre en mots les pensées qui surgissent, sans y porter de jugement du genre : « ça me gêne », « c'est absurde », « ça n'a aucun sens », « ce n'est pas important » etc.. Une psychothérapie ou unepsychanalyse sont des démarches coûteuses, que ce soit en temps, en énergie et en argent. Cela en vaut la peine, sans aucun doute. Mais pour que ça en vaille la peine justement, ne croyez pas devoir ménager les oreilles de votre psychothérapeute-psychanalyste. Celui-ci peut et doit entendre tout ce qui vous passe par la tête afin de vous accompagner au mieux. De plus, étant lui-même passé par là, il connait bien les pensées les plus intimes et les plus secrètes qu'il est possible d'avoir. Sa position est de pouvoir entendre TOUT ce qui vous vient à l'esprit.

Le patient s'assoit sur le fauteuil en face du psychothérapeute-psychanalyste. Lorsqu'il devient psychanalysant (patient en psychanalyse), il utilise le divan et le psychanalyste s'assoit toujours dans son fauteuil, cette fois-ci hors de la vue du psychanalysant. La position allongée, sur le divan, permet une détente totale du corps qui facilite alors la libre association. Par ailleurs, se mettre hors de la vue du psychanalyste permet au psychanalysant d' « oublier » qu'il parle à quelqu'un, et de l'empêcher de « lire » sur le visage du psychanalyste ce qu'il pense de ce qui est dit. Le temps du divan ne vient pas par hasard. En effet, le passage de la position de patient à celle de psychanalysant s'autorise par le discours du patient lui-même. Par ce qu'il dit, le psychothérapeute-psychanalyste lui proposera le divan, au bon moment.

 

Le psychothérapeute-psychanalyste :


Il se doit de garder la neutralité la plus totale en laissant de côté ses propres opinions politiques, morales, religieuses, etc. Tout ce que le patient pense est bon à dire en tant que témoin de ses processus psychiques. Le psychothérapeute-psychanalyste se doit aussi de ne jamais donner de conseils, ce n'est pas le but d'une psychothérapie et encore moins d'une psychanalyse. Le but est que le sujet découvre ses propres solutions aux problèmes, et non pas que quelqu'un lui dise comment mieux vivre et guérir ses souffrances, fût-il psychanalyste. Tout conseil ou question inutile du psychothérapeute-psychanalyste viendra polluer les associations libres du patient, règle fondamentale de la cure, et ne saurait être d'aucune utilité, ni à court-terme ni à long terme. Le(a) psychothérapeute-psychanalyste veillera à la bonne conduite de la cure mais n'a aucune autorité ou légitimé pour prétendre donner des conseils qui viendraient, comme « par magie », soigner le patient. Le travail se fait du coté du patient, le psychothérapeute-psychanalyste est là pour le soutenir et le pousser à aller plus loin.

 

Le psychothérapeute-psychanalyste doit maintenir le secret total de ce qui lui a été dit en séance. Ce secret professionnel doit être absolument respecté et les quelques notes que le psychothérapeute-psychanalyste peut prendre ne serviront qu'à un usage strictement personnel, afin d'apprécier, au fil du temps et des séances, l'avancée de la psychothérapie ou de la psychanalyse du patient.

 

Enfin, le psychothérapeute-psychanalyste va également se charger d'établir un cadre de travail et veiller à ce qu'il soit respecté, un peu comme un contrat auquel on s'engage. Cela a pour objectif d'établir un lien de confiance très fort entre le patient et le psychothérapeute-psychanalyste, d'éviter que les résistances psychiques ne gagnent trop de terrain et de donner toute son efficacité à la cure. Ainsi, le psychothérapeute-psychanalyste vous demandera de :


- Respecter le rythme et les horaires des séances prévues par semaine : 2 au minimum.


- Payer les séances manquées ou annulées : quelle que soit la raison! Parfois, il peut vous proposer de déplacer ou de récupérer des séances manquées, mais rien ne l'y oblige.


- De ne pas prendre de « congés » sans en parler d'abord en analyse.


- De ne pas prendre de "grandes décisions" (quitter son emploi, se marier, divorcer, etc.) sans en parler d'abord en analyse

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